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L’Adoration de l’Enfant Jésus
L’Adoration de l’Enfant Jésus © GrandPalaisRmn (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / Mathieu Rabeau
L’Adoration de l’Enfant Jésus
L’Adoration de l’Enfant Jésus © GrandPalaisRmn (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / Mathieu Rabeau

L’Adoration de l’Enfant Jésus est l’une des thèmes de dévotion très apprécié à Florence au xve siècle car il mêle modestie (le Christ repose sur un drap posé dans l’herbe), intimité (la Vierge est seulement accompagnée par des anges) et émotion (dans le lien particulier qui se crée entre la mère et son enfant qui regarde dans notre direction). Andrea Della Robbia a su organiser une production en série sur ce sujet, adaptée à tous les usages et à tous les prix. La comparaison entre ce grand et luxueux tondo (disque décoratif) et une autre œuvre beaucoup plus modeste également conservée au musée national de la Renaissance (L’Adoration de l’Enfant Jésus, E.Cl. 1490, 91 cm de haut) le confirme.

Le caractère monumental du tondo (1.75 m de diamètre) résulte en grande partie d’un double cadre (la scène principale ne mesure que 80 cm de haut environ). Le premier rang est occupé par des anges observant la scène et le second par des fruits variés, selon une formule très fréquente chez Andrea della Robbia. L’œuvre se caractérise par une grande abondance d’or (en grande partie disparu aujourd’hui, comme sur la robe de la Vierge). L’or dessinait des motifs parfois très originaux comme sur le nimbe (disque) qui couronne la tête de la Vierge et qui est encore formé d’une couronne végétale. Il devait faire écho aux ornements qui couvraient sa robe.