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Salle des vitraux religieux
© Musée national de la Renaissance / C. Schryve

Si les vitraux religieux évoquent les grands chantiers franciliens et normands et le travail de célèbres peintres-verriers comme Jean Chastellain et Engrand Le Prince, les exemples civils reflètent quant à eux le décor originel du château d’Écouen. 

Les objets

Vitrail

François Ier en prière

Paris, vers 1555

En 1549, Henri II confia à l’architecte Philibert de L’Orme l’achèvement de la Sainte-Chapelle de Vincennes, où il avait le projet de transférer le siège des cérémonies de l’ordre de Saint-Michel. L’édifice reçut alors un somptueux décor intérieur et les vitraux firent l’objet, de 1551 à 1556, de commandes successives, confiées à Nicolas Beaurain, un maître verrier parisien réputé.Chaque verrière était divisée en trois niveaux superposés. Le récit de l’Apocalypse en occupait la partie centrale par une succession de tableaux présentés dans des encadrements peints en grisaille. Le haut du fenestrage déclinait avec abondance l’emblématique royale portant les croissants, chiffres et devises associés à Henri II. Les parties basses des verrières étaient réservées, dans le choeur, à des représentations de personnages sacrés et, dans la nef, à des portraits des membres de la famille royale (le roi régnant, son père le roi François Ier, la reine Catherine de Médicis, le dauphin François) et des principaux dignitaires de l’ordre (le cardinal de Lorraine, le duc de Guise et le connétable de Montmorency, gouverneur de Vincennes). Tous étaient représentés agenouillés en prière et à grandeur naturelle, saisissants de vérité. François Ier, tourné vers la gauche en direction du sanctuaire, occupait l’une des verrières droites de la nef.On considère ce portrait du roi défunt comme l’un des chefs-d’oeuvre de la peinture sur verre de la Renaissance. Nicolas Beaurain y décline sa palette vive et riche en émaux, sa pratique des tailles croisées qui modèlent vigoureusement les visages, son goût pour les textiles et les décors mobiliers. Le peintre verrier signe là un véritable portrait de l’homme âgé, au visage amaigri mais toujours avenant, que François Ier fut sans doute au cours des dernières années de son règne.

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© Rmn/Grand Palais
François Ier en prière

Vitrail

Écu de France, Sainte-Chapelle du château de Vincennes

France, vers 1556

Élément provenant d'une verrière associée au portrait de François Ier agenouillé en prière (1551-1556).

Media Name: o_ecu_de_france.jpg
© RMN-Grand Palais (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / Gérard Blot
Écu de France, Sainte-Chapelle du château de Vincennes

Vitrail

Vitrail à l'emblématique de François Ier

France, 1544

Verre et plomb, provient du château d’Écouen.

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© RMN-Grand Palais (musée de la Renaissance, château d'Écouen) / Gérard Blot
Vitrail à l'emblématique de François Ier