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Luca Penni, La Vierge et l’Enfant avec le petit saint Jean-Baptiste
Luca Penni, La Vierge et l’Enfant avec le petit saint Jean-Baptiste © GrandPalaisRmn (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / Mathieu Rabeau

L’école de Fontainebleau

Les décors peints de la galerie François Ier, au château de Fontainebleau, ont constitué une grammaire durable pour les artistes actifs en France, tout au long du XVIe siècle.

Les objets

Peinture

La Vierge et l’Enfant avec le petit saint Jean-Baptiste

Luca Penni (vers 1500/1504-1557) est né à Florence mais s’est véritablement formé au métier de peintre à Rome, dans le sillage des élèves de Raphaël, et notamment de son frère Giovan Francesco qui hérite de l’atelier du maître. Au début des années 1530, il est appelé par François Ier pour travailler, aux côtés de Rosso Fiorentino et Primatice, sur les chantiers du château de Fontainebleau. Dans le cadre de la peinture, les documents ne font état que de peu de tableaux assurément de sa main. Son catalogue ne s’élève aujourd’hui qu’à cinq tableaux, dont celui du musée national de la Renaissance.  Le tableau témoigne d’un style profondément marqué par l’exemple de Raphaël. Il perpétue cet art délicat de lier les figures sacrées, dans un écho lointain aux prototypes du maître et de ses ultimes collaborateurs. Cette œuvre a peut-être été réalisée sur le sol français, au début du séjour de Penni, soit dans les années 1530.   

La Vierge à l'Enfant et le petit saint Jean-Baptiste
La Vierge à l'Enfant et le petit saint Jean-Baptiste © GrandPalaisRmn (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / Hervé Lewandowski
La Vierge et l’Enfant avec le petit saint Jean-Baptiste

Huile sur bois

La Mort de la femme de Sestos

vers 1580

Pline l’Ancien relate l’anecdote d’une jeune femme, habitante de Sestos, une petite ville de Thrace, prise d’affection pour un rapace qu’elle avait recueilli. Malheureusement, celle-ci meurt subitement. Son corps est alors déposé sur un bûcher. Le fidèle oiseau rejoint alors sa maîtresse dans la mort. L’existence de plusieurs versions du tableau démontre la grande popularité de l’artiste et de son invention. 

Antoine Caron (entourage), La Mort de la femme de Sestos
Antoine Caron (entourage), La Mort de la femme de Sestos © GrandPalaisRmn (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / Sylvie Chan-Liat
La Mort de la femme de Sestos