Notre trousse de veneur en fer gravé et doré est composée de dix pièces : une scie, des couperets, un marteau/tire-bouchon, des hachettes articulées, un couteau à dépecer, une pince et une aiguille. Chaque pièce a un manche d'ivoire gravé avec monture en cuivre, les lames sont couvertes d'ornements et d'arabesques gravés et dorés. Elles portent la date de 1573 avec le monogramme N.S. La trousse n'était pas un simple outil, mais un symbole d'appartenance à un monde où la chasse dictait une partie des mœurs et des hiérarchies sociales. Elle était souvent magnifiquement ornementée, témoignant de la richesse et du goût de son propriétaire.
La trousse de veneur du XVIe siècle n'avait pas de composition standardisée unique, mais elle regroupait une sélection d'instruments conçus pour des tâches spécifiques liées à la poursuite, à la mise à mort et à la découpe du gibier, principalement le cerf, le sanglier ou le loup. Les matériaux étaient choisis pour leur robustesse et leur beauté : acier pour les lames, bois précieux, ivoire ou corne pour les manches, cuir travaillé pour les étuis. L'usage de cette trousse relevait d'un savoir-faire précis et d'une étiquette stricte. Chaque instrument était manié avec dextérité par le veneur, reflétant non seulement ses compétences pratiques mais aussi sa connaissance des "droits de la chasse" et des rituels associés à la curée.