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Rapière
© GrandPalaisRmn (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / Thierry Ollivier
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© RMN-Grand Palais (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / Thierry Ollivier

Le XVIe siècle européen voit se développer le port de l’épée dans un contexte civil. L’épée est aussi bien un marqueur de rang social qu’un accessoire indispensable de la tenue masculine en plus d’être une arme d’auto-défense. Depuis l’Italie va se diffuser un art de l’escrime moderne qui va considérablement modifier la forme et l’usage de ces épées. Privilégiant la frappe d’estoc (avec la pointe) plutôt que la frappe de taille (avec les tranchants), ce nouveau style favorise la création d’épée longue et fine donnant ainsi naissance à la rapière. Les écoles du sud de l’Europe (Italie, France et Espagne) vont privilégier un maniement où l’index vient se placer par-dessus les quillons de la garde augmentant ainsi la maniabilité et la précision. Cependant cette technique laisse la main à découvert ce qui va progressivement faire évoluer la garde auquel seront ajoutés différents éléments (pas-d’âne, arc de jointure, contre garde, anneaux…) qui permettront de venir protéger la main de l’escrimeur. Outre leur fonction pratique ces éléments serviront de support aux recherches esthétiques des armuriers et fourbisseurs.