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Gualterius Arsenius
Gualterius Arsenius © GrandPalaisRmn (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / René-Gabriel Ojeda
Gualterius Arsenius
Gualterius Arsenius © GrandPalaisRmn (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / René-Gabriel Ojeda

Les astrolabes planisphériques sont attestés dès l'Antiquité ; leur utilisation est signalée dans un traité grec du IVe siècle. Perfectionnés en terres d'Islam, où les plus anciens exemplaires conservés ont été fabriqués, ils sont transmis à l'Europe dès le XIe siècle par l'Espagne. A partir de visées sur des étoiles de références, ils permettent de déterminer des heures, des dates et de s’orienter par rapport au soleil, mais aussi de mesurer des angles et de calculer des distances.  Les astrolabes bénéficièrent d'un réel engouement à la Renaissance, en particulier dans l'entourage des princes et trouvent également leur place dans d'autres domaines liés aux mathématiques, tel que la navigation (avec les astrolabes nautiques) et l'arpentage (avec les cercles d'arpenteurs). Les astrolabes planisphériques sont composés de quatre parties principales : une " araignée rotatoire " (représentant une projection du ciel), une série de " tympans " (figurant des cercles de coordonnées et de lignes horaires), une " alidade " (c'est-à-dire d'un dispositif de visée du soleil) et un élément de suspension. En fonction de la hauteur du soleil et de la date d'observation, il était ainsi possible de connaître la position des étoiles à un moment de la journée. 

Cet astrolabe en laiton est remarquable, pour cette époque, par ses dimensions ; il mesure environ 34 centimètres de diamètre. Une inscription permet de l'attribuer à Gualterus Arsenius, actif à Louvain dans les années 1560. Le dispositif de cet astrolabe est particulièrement élaboré. L'araignée porte le nom de 51 planètes. La plaque centrale (" mère ") est gravée sur ses deux faces (d'un quadratum nauticum et d'un saphea Azarchelis). L'instrument est enfin doté de trois tympans.