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Galerie des Arts du feu
© Musée national de la Renaissance / P. Abergel

Verrerie, vitraux et émaux

Comme aux siècles précédents, l’art du verre se décline en deux grands domaines de production à la Renaissance : le verre plat et la vaisselle. 

Généralement associé au Moyen Âge, l'art du vitrail connaît pourtant son apogée, technique et esthétique, au XVIe siècle. Près des deux tiers des vitraux conservés aujourd’hui datent d'ailleurs de cette époque. Les collections du musée permettent d’évoquer les deux facettes de la production, destinée soit à des édifices religieux, soit à des bâtiments civils.

L’art du verre creux connaît pour sa part un véritable essor à partir du milieu du XVe siècle, grâce aux ateliers de l’île de Murano (Venise) et à l’invention d’un verre de très haute qualité, le cristallo. Cette production est alors recherchée dans toute l’Europe, de sorte qu’apparaît dès le début du siècle suivant une production d’imitation, à la façon de Venise. 

Dans un autre domaine des arts du feu, s’appuyant sur une tradition ancrée depuis le XIIe siècle, les émailleurs de Limoges développent l’émail peint à la fin du XVe siècle. Des couches d’émail polychrome sont appliquées sur une plaque de cuivre et cuites successivement. Cette technique permet des compositions complexes et une grande finesse de détail. 
 

Les collections du musée témoignent de la production de la fin du XVe au XVIIIe siècles en termes de techniques (verre soufflé ou moulé, verre calcedonio, filigrané ou gravé, etc.) et de provenances (Venise, Pays-Bas, France, Allemagne, Bohême).

Si les vitraux religieux évoquent les grands chantiers franciliens et normands et le travail de célèbres peintres-verriers comme Jean Chastellain et Engrand Le Prince, les exemples civils reflètent quant à eux le décor originel du château d’Écouen. 

La collection d’émaux peints illustre, par la diversité des formes et des décors qui puisent aux sources antiques, bibliques ou plus contemporaines, les usages de cet art, entre vaisselle d’apparat et alternative à la peinture de chevalet. 

Emaillerie

Pâris

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© rmn / Grand Palais
Pâris