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Pilon, Les trois Parques
Pilon, Les trois Parques © GrandPalaisRmn (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / Michel Urtado
Pilon, Les trois Parques
Pilon, Les trois Parques © © GrandPalaisRmn (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / Michel Urtado

Les trois Parques sont des divinités de la mythologie qui président à la vie humaine, symbolisée par un fil (aujourd’hui disparu sur la sculpture). La première (en bas à gauche) tisse le fil à partir de l’écheveau de laine que la deuxième déroule entre ses doigts, alors que la dernière (en haut) l’enroule sur le fuseau avant de le couper.

L’œuvre a été commandée par l’évêque de Beauvais Nicolas Fumée pour orner un petit « antiquarium », rassemblement de bustes antiques et d’œuvres modernes dans un encadrement de colonnes, qui ornait les jardins de sa résidence de campagne de Gentilly, près de Paris.

Il s’agit de l’une des dernières œuvres conservées de Germain Pilon et elle se caractérise par son maniérisme : une forme d’esthétisation du corps humain qui passe par des déformations et des altérations, comme le montrent l’élongation anormale des doigts ou des cous des figures. La composition du groupe est très structurée par une organisation en pyramide qui fait dominer l’une des trois Parques et par le jeu irréel des drapés qui ressemblent à une matière liquide pétrifiée unifiant entre elles les trois figures.