Ces deux albâtres sont caractéristiques de la production qui s’est développée à Malines du XVIe siècle au début du XVIIe siècle et ils sont le fruit d’une division du travail très organisées entre les spécialistes de la taille de l’albâtre, les cleynstekers, les menuisiers et les peintres, qui fournissent les cadres, sans compter les doreurs qui appartiennent à une autre corporation.
Sur Le Sacrifice d’Isaac, un monogramme permet d’identifier un membre d’une importante famille de « cleynstekers » de Malines, les Tissenaken. La composition est connue par au moins cinq autres plaques, dont l’une comporte le même monogramme (Compiègne, musée Vivenel). Des différences de détail montrent cependant que plusieurs mains se cachent derrière ce même monogramme.
L’Adoration des Bergers est également une composition qui a été plusieurs fois reprise sur des plaques en albâtre et elle atteste d’une forme de production en série.
Ces œuvres ont été données en mémoire des héritiers d’Adolphe Schloss, propriétaire d’une très importante collection privée parisienne spoliée par les Nazis durant la Seconde Guerre Mondiale.
Artistes
Le Sacrifice d’Isaac : Atelier de Tobias Tissenaken
Matières et techniques
Le Sacrifice d’Isaac : Albâtre, bois et carton pâte peint et doré
L’Adoration des Bergers : Albâtre rehaussé d’or, bois et carton pâte peint et doré
Origine et date
Le Sacrifice d’Isaac : Premier quart du XVIIe siècle
L’Adoration des Bergers : Premier quart du XVIIe siècle