Céramique
Les collections du musée témoignent de la diversité des productions céramiques du XVIe siècle, européen et oriental, qui participent activement aux réseaux intellectuels et esthétiques de la Renaissance. Des parallèles avec d’autres domaines des arts décoratifs peuvent être faits : leur décor, ornemental ou historié, puisent aux modèles graphiques qui circulent dans les ateliers européens ; leurs formes peuvent également trouver un écho dans celles de vaisselle d’orfèvrerie, plus précieuse, ou encore de verre.
L’Italie est à l’origine d’une production de faïence, appelée majolique, dont la surface blanche obtenue grâce à la glaçure à l’étain, permet d’y déployer un riche répertoire. Véritable vaisselle d’apparat, les riches commanditaires du temps recherchent particulièrement ses décors peints à l’antique, héraldiques ou historiés.
En France, la production se caractérise par son caractère hétérogène, les ateliers, ancrés dans une tradition potière plus ancienne, s'essayant à diverses techniques telles que la faïence, la terre dite « vernissée » à glaçure plombifère ou encore le grès.
Les ateliers du Rhin se concentrent quant à eux sur une production plus fonctionnelle, le grès. Solide et non poreux, il est privilégié pour le transport, le stockage et la consommation des aliments et des boissons.
Enfin, la céramique ottomane apparaît pour sa part comme un creuset des traditions locales, italiennes et extrême-orientales, contribuant à sa façon aux échanges entre Orient et Occident.
Céramique française
En savoir plus sur la périodeLa céramique française du XVIe siècle montre une diversité technique (faïence, terre vernissée, ou grès) ainsi qu’une finesse et une inventivité sans égal. En témoignent les ateliers de Masséot Abaquesne, de Saint-Porchaire et de Bernard Palissy.
Céramique
Pot trompeur
Céramique
Albarello
Céramique
Corbeille armoriée
Céramique
Gourde
Majolique
En savoir plus sur la périodeLes majoliques du musée de la Renaissance sont représentatives des différents ateliers actifs au XVIe siècle (Faenza, Casteldurante, Urbino, etc.) ainsi que du travail des plus grands peintres en majolique du temps, comme Nicola da Urbino.
Céramique
Aréthuse et Alphée
Céramique
Assiette aux armes des Hopfer et Ayrer, Venise, 1560-1570
Céramique
Angela Bella (portrait idéal)
Céramique
Pélias tué par ses filles
Céramique ottomane
En savoir plus sur la périodeLes céramiques ottomanes du musée témoignent du goût des potiers d’Iznik, guidés par les ateliers de la Cour ottomane, pour le répertoire naturaliste, ainsi que des échanges techniques et formels évidents entre Orient et Occident.
Céramique
Plat à décor de bâteau et nuages rouges
Céramique allemande
En savoir plus sur la périodeLes ateliers importants des XVIe-XVIIe siècles, Siegburg, Cologne-Frechen, Raeren ou Westerwald, se distinguent par leur décor : des reliefs d’applique ornés de scènes religieuses ou populaires ou d’armoiries et inspirés de gravures et de plaquettes.
Céramique
Carreau de poêle aux armes de la famille Wolkenstein
Céramique
Cruche en grès montée en orfèvrerie