Majolique
Les majoliques du musée de la Renaissance sont représentatives des différents ateliers actifs au XVIe siècle (Faenza, Casteldurante, Urbino, etc.) ainsi que du travail des plus grands peintres en majolique du temps, comme Nicola da Urbino.
Les objets
Céramique
Aréthuse et Alphée
Francesco Durantino (Urbino), 16ème siècle (Renaissance)
Aréthuse et Alphée
Céramique
Assiette aux armes des Hopfer et Ayrer, Venise, 1560-1570
Venise, années 1560
En dehors de la paire de salières aux armes de Guillaume V de Bavière acquise en 2006 (Faenza, Antonio Bettisi, 1530 ; inv. Ec. 1854), le musée national de la Renaissance ne possédait jusqu’à présent aucune majolique liée aux importantes commandes passées par les plus riches familles marchandes d’Augsbourg et de Nuremberg aux ateliers italiens, tout particulièrement à ceux de Venise. Cette petite assiette expose, sur fond de paysage montagneux, deux écus accrochés à un arbre, correspondant à dextre à la famille Hopfer d’Augsbourg et à senestre à la famille Ayrer de Nuremberg. Trois autres assiettes de mêmes décor et dimensions sont connues, l’une au musée de Brunsvick, la seconde au musée de Nuremberg et la troisième dans l’ancienne collection Pringsheim puis Adda. Il subsiste également, du même service, trois assiettes de plus grand format : la première, conservée au Bristish Museum à Londres, évoque le geste héroïque de Mucius Scaevola, la seconde est conservée à Weimar et montre plusieurs héros de l’Antiquité, la troisième représente des personnages mythologiques de l’Antiquité dont Vénus et l’Amour. L’existence même de ce service n’est pas documentée, et l’on ne connaît pas de mariage entre les deux familles à la période probable de sa réalisation dans l’atelier de Maestro Domenico à Venise dans la décennie 1560. Il est peut être envisageable d’y voir la conséquence d’une alliance commerciale entre deux marchands : les Hopfer étaient en effet l’une des plus importantes familles de commerçants d’Augsbourg et les Ayrer, initialement liés à Trente, ont su rejoindre les Imhof dans la mise en place des relations commerciales fortes entre Nuremberg et Venise , certaines réalisations armoriées en bleu et blanc remontant au tout début du XVIe siècle.
Céramique
Angela Bella (portrait idéal)
Casteldurante, vers 1530
Le portrait en buste de cette femme a été peint au fond d’une coupe sur pied. La jeune femme blonde, vêtue et coiffée avec élégance, a un regard et un sourire séducteurs. Il ne s’agit pas d’un portrait réel mais d’un portrait idéal caractéristique du centre de majolique de Casteldurante. "Majolique" est le nom donné à la faïence italienne de la Renaissance et par extension à toutes les faïences fabriquées selon la technique italienne. A Casteldurante, dans le nord de l'Italie, les artistes se spécialisent dans les portraits en buste de femmes ou "belle donne" ou de héros de l'Antiquité. La beauté d’Angela est un thème central dans la littérature et les arts de la Renaissance. Cette coupe peinte a sans doute été commandée par des amateurs de la « poésie d’amour ». Produites en série, les pièces de la « vaisselle d’amour » ont souvent pour thème une femme et une vertu morale. D'autres combinent une image féminine et une image masculine. D'autres encore illustrent les grandes étapes de la vie du couple : les fiançailles, les noces ou la maternité... Elles ne sont pas utilisées pendant les repas mais exposées dans les demeures de leurs riches propriétaires. C'est au Moyen Age que les populations musulmanes introduisent la faïence en Espagne et en Italie. Vers la fin du XVe siècle, les modèles orientaux et gothiques sont abandonnés au profit d’un style propre à la Renaissance. L’attrait pour la figure humaine qui touche tous les arts se retrouve naturellement dans la céramique d’apparat. La technique de la faïence est complexe. La pièce est façonnée en argile puis trempée dans un bain à base d’étain. Sur cet émail blanc et opaque, des décors sont réalisés au moyen de pochoirs dits poncifs. Des oxydes métalliques réduits en poudre mélangés à un liant sont posés à main levée. Après la cuisson à grand feu, entre 800 et 900 degrés, ils dévoilent leurs couleurs. La technique du lustre utilisée ici permet d’agrémenter la pièce de reflets métalliques.
Céramique
Pélias tué par ses filles
Italie, 1535
Oeuvre aux armes d’Anne de Montmorency, alors Grand Maître de France au service de François Ier.