L’architecte breton Richelot se forma dans l’atelier d’Antoine Marie Peyre dit Peyre le Neveu (1770-1843), architecte du château d’Ecouen entre 1807 et 1815, mais son dessin n’est pas un relevé effectué sur le monument lui-même. Il montre en effet des écus situés sur les tables de part et d’autre de la porte qui ont été bûchés en 1793. Il comporte par ailleurs des inexactitudes, comme la répartition des motifs des métopes qui suit une alternance régulière sur le dessin, contraire à la réalité. Ce dessin témoigne du fait que le château d’Écouen était considéré comme un modèle pour l’apprentissage des motifs à l’antique au début du XIXe siècle. La porte d’entrée de la chapelle du château est une œuvre importante des années 1540, qui est probablement attribuable à Jean Goujon, alors au service du connétable Anne de Montmorency en tant qu’architecte. Elle n’a pas fait l’objet d’une publication sous forme d’estampe au XIXe siècle, contrairement à beaucoup d’autres détails ornementaux du château d’Écouen. Elle a en revanche été dessinée par Charles Percier qui eut sans doute un rôle important dans la reconnaissance de l’intérêt de l’architecture du château (voir recueil au musée Vivenel à Compiègne).