Ce couvercle devait constituer la partie principale de l’ornement d’une petite écritoire, généralement réalisée à partir d’une âme de bois, au décor plus ou moins luxueux. Dans le cas présent, elle était entièrement recouverte de cuir teinté, peint, doré et argenté. La face la mieux conservée devait assurément constituer la partie non visible du couvercle, qui aurait pu ainsi être protégée au cours du temps. L’iconographie est aisément identifiable. Les figures dans la force de l’âge de la face abîmée se trouvent, sur l’autre face, miraculeusement rajeunis sous l’effet de la fameuse source. Le couvercle illustre la persistance de cette iconographie courtoise tout au long du XVIe siècle où, dans un syncrétisme érudit, elle se confond souvent avec les illustrations de La Fontaine de Vie et de L’Hortus conclusus.
La spécificité technique laisse penser que l’objet a été réalisé à Venise, dans la seconde moitié du XVIe siècle.