Couronner le ciel
Couronner le ciel © Musée de la Renaissance

Couronner le ciel, épis de faîtage et décors de toiture de la Renaissance française

Du 18 septembre au 11 janvier 2027

09:30 - 17:15

Type(s) de public Tout public

À la Renaissance, les toits des demeures et des églises de France dominent toujours le paysage et s’ornent de décorations modernes et poétiques, en plomb ou en céramique chatoyante de couleurs. De grands vases, des drapeaux, des sirènes, des oiseaux, des enfants nus ou des soldats viennent ainsi peupler les épis de faîtage et les girouettes. Venez découvrir à hauteur d’œil, une sélection de ces œuvres d’habitude placées loin des regards, à la rencontre de la toiture et du ciel.

Du 18 septembre au 11 janvier 2027
Tous les jours d’ouverture 
Inclus dans le droit d’entrée

 

A l’occasion du chantier des façades sur cour mené depuis septembre 2023 au château d’Écouen, les échafaudages et les restaurations ont permis de redécouvrir des éléments visibles de tous mais rarement observés de près : les épis de faîtage. Cette nouvelle observation a permis de reconsidérer tout ce que l’on croyait savoir sur ces éléments qui couronnent l’édifice. L’exposition « Couronner le ciel, épis de faîtage et décors de toiture de la Renaissance française » présente les acquis du chantier entre résultat de ces recherches et restauration. 
Elle met également en perspective ces chefs d’œuvre de la plomberie dans l’art et l’architecture de leur temps, démontrant la virtuosité des artisans d’art passés et présents. 

 

Le vrai du faux au château d’Écouen

Les sommets du château d’Écouen étaient autrefois occupés par une grande profusion d’ornements : si les crêtes courant le long de la ligne de faîtage en haut des toits ont disparu avant la Révolution française, les épis de faîtage, placés au sommet des angles des toitures, subsistent encore aujourd’hui. Les restaurations ont permis d’en bouleverser entièrement la chronologie : les grandes figures de guerrier qui sont les plus impressionnantes datent en fait seulement de la fin du XIXe siècle… alors qu’on les croyait de la Renaissance. En revanche, les beaux vases et les figures d’enfants sont beaucoup plus anciens et peuvent remonter à la construction du château. L’exposition propose de faire le point sur le vrai, le faux et l’incertain parmi ces épis de faîtage, au moyen d’une série de dessins exécutés de 1850, qui sont les plus anciens documents précis aujourd’hui conservés sur les épis de faîtage du château d’Écouen.

 

Toiture remarquable

La seconde partie de l’exposition est une anthologie de décorations de toiture remarquables. Elle illustre tout d’abord l’inventivité technique de la Renaissance pour décorer le sommet des édifices : le plomb moulé ou martelé pour obtenir les formes souhaitées n’est que la plus prestigieuse des solutions possibles. Le fer forgé pouvait également être utilisé pour des épis de faîtage plus simples. Les ornements en terre cuite, moins coûteux, sont également très nombreux et montrent une grande virtuosité dans les formes employées. Recouverts de glaçures, ils présentent une grande richesse de couleurs qui a aujourd’hui disparu sur les éléments métalliques, mais dont on sait qu’elle a joué un rôle fondamental. Une girouette métallique, trouvée en contexte archéologique et encore partiellement dorée, le montre.

 

Musiciens, monstres et autres

Au-delà de la diversité technique, c’est aussi la variété des sujets employés qui retient l’attention. Des figures humaines peuplent le ciel, y compris sur les églises, comme le rappelle le roi David de la cathédrale de Clermont-Ferrand. Mais le sommet des toitures accueille aussi de manière plus surprenante des musiciens, des figures hybrides et monstrueuses, tout un répertoire imaginaire qui s’épanouit à distance du regard. Si certains éléments s’expliquent par la liberté et la fantaisie de l’artisan qui en est l’auteur, d’autres ont un contenu symbolique évident : c’est le cas par exemple du superbe pélican de la cathédrale de Bourges. Les oiseaux de plomb ou de terre cuite occupent souvent le sommet des toits. Mais, d’après la légende, le pélican était prêt à se sacrifier et à offrir ses entrailles comme nourriture à ses enfants pour les sauver, ce qui constitue donc une image parlante du sacrifice du Christ. 

Sur les épis de faîtage, virtuosité technique, poésie du quotidien et symboles ne sont donc jamais éloignés et ces éléments qui couronnent l’édifice sont une manière inattendue et ludique d’entrer dans la complexité de l’art de la Renaissance. L’exposition vous permet de découvrir à hauteur d’œil, ces œuvres d’habitude placées loin des regards, à la rencontre de la toiture et du ciel.


Commissariat de l’exposition : 

-    Thierry Crépin Leblond, directeur du musée national de la Renaissance - château d’Ecouen
-    Guillaume Fonkenell, conservateur général du Patrimoine au musée national de la Renaissance - château d’Ecouen


 

Autour de l'exposition

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Tarif

Inclus dans le droit d’entrée

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