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La cour du château d’Écouen avant le chantier de restauration des façades
La cour du château d’Écouen avant le chantier de restauration des façades © Oppic / J.-C. Ballot

La cour du château, un chef-d’œuvre de la Renaissance

La cour d’Écouen montre comment les formules inventées dans les châteaux de la Loire au début de la Renaissance ont été transposées en Île-de-France : il s’agit d’un mélange entre des traditions françaises issues du Moyen Âge et des inventions de la Renaissance italienne.

La toiture, haute de 10,6 mètres, fait presque la moitié de la hauteur totale de la façade. Elle est animée par de grandes lucarnes et par de hautes souches de cheminées. Brique, pierre de Saint-Leu (à 20 km à l’ouest d’Écouen) et ardoise produisent une symphonie de couleurs. Les murs sont en revanche plus dépouillés, mais rythmés par un quadrillage subtil formé par des ressauts moulurés.

Le décor se concentre sur les parties hautes et en particulier dans les lucarnes, couronnées par des microarchitectures, qui reprennent le vocabulaire de l’Antiquité à travers celui de la Renaissance italienne : niches à coquilles, têtes de chérubins (visages d’enfants entourés d’ailes), palmettes ajourées, petits vases... L’architecte responsable de tout cet ensemble est inconnu.

À peine terminées, les façades du château ont néanmoins paru dépassées car un nouveau langage architectural plus directement inspiré de l’Antiquité s’imposait en France. Deux architectes, Jean Goujon (aussi sculpteur) et Jean Bullant ont alors été chargés de moderniser le château en ajoutant au centre de chaque façade un avant-corps plus conforme aux modèles visibles dans les ruines antiques romaines.
 

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