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Exposition

Le Renouveau de la Passion [REPORTÉE]

Sculpture religieuse entre Chartres et Paris autour de 1540
RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado
Du 25 novembre 2020 au 12 avril 2021
Musée national de la Renaissance - Château d'Ecouen



Exposition

Le Renouveau de la Passion
Sculpture religieuse entre Chartres et Paris autour de 1540

Du 25 novembre 2020 au 12 avril 2021

 

x_Affiche expo Le renouveau de la Passion

 

Cet automne, le musée national de la Renaissance propose une exposition inédite sur la sculpture. Sujet ambitieux par le caractère monumental des œuvres qui seront présentées, « Le Renouveau de la Passion » est consacré à la sculpture religieuse de la Renaissance française, autour de deux centres de production, Paris et Chartres.
 

Elle présente un moment fondamental de l’histoire de l’art français du XVI e siècle : les années 1540-1550 pendant lesquelles apparaît un nouveau langage formel qualifié de « classique » et promis à une incroyable fortune. Le classicisme constitue en effet une référence fondatrice pour tous les artistes jusqu’au milieu du XIX e siècle au moins. Jusqu’à présent, l’invention du classicisme est généralement considérée comme le fruit d’une demande nouvelle émanant du Roi et de la Cour. L’objectif de cette exposition est de montrer que la sculpture religieuse a connu un renouvellement aussi important que la sculpture funéraire, allégorique ou festive et qu’elle a elle aussi joué un rôle de premier plan dans l’élaboration de ce nouveau langage artistique. Les grands thèmes religieux que le Moyen Âge avait traité avec une originalité et un succès remarquables – et en particulier la Passion du Christ – connaissent alors un renouvellement complet qu’il faut mettre en perspective avec les évolutions de la liturgie et les transformations de l’Eglise catholique au moment où la Réforme protestante s’implante en France.

Cette exposition est l’occasion de revoir des œuvres bien connues, comme l’ensemble des cinq reliefs sculptés par Jean Goujon pour Saint-Germain l’Auxerrois, l’une des œuvres les plus célèbres de la Renaissance française, exceptionnellement prêtée par le musée du Louvre. Mais elle est surtout l’occasion de découvrir des œuvres depuis longtemps en réserve et qu’une restauration fondamentale permet de présenter aujourd’hui à nouveau.
 

Entre Chartres et Paris, de François Marchand à Jean Goujon
 

La première partie de l’exposition s’attache à présenter deux ensembles commandés à Chartres au début des années 1540 : les fragments du jubé de l’ancienne abbaye de Saint-Père et les deux scènes du tour de chœur de la cathédrale qui sont représentées par un moulage et par des substituts 3D (les originaux ne sont pas déplaçables), réunis pour la première fois depuis leur démantèlement sous la Révolution. Ces deux ensembles sont l’œuvre d’un même artiste, François Marchand. L’exposition s’intéresse à la manière de travailler du sculpteur et en particulier aux modèles qu’il a utilisés : appel à un modèle ou « patron » par un artiste parisien comme Jean Cousin le Père, utilisation de modèles gravés d’après les inventions de Raphaël. Le visiteur est en particulier immergé dans l’une des grandes créations du maître italien : la tenture des Actes des Apôtres commandée vers 1514 pour la chapelle Sixtine. Des copies de trois pièces de la tenture, généreusement prêtées par la DRAC Hauts de France, sont accrochées au mur et dialoguent avec les reliefs de Saint-Père, très inspirés par la série tissée, et avec les estampes qui ont probablement permis à François Marchand de prendre connaissance de la tenture sans jamais aller la voir à Rome.

La deuxième partie de l’exposition transporte le visiteur à Paris. Durant les années 1540, en effet, un grand nombre de commandes par des communautés religieuses facilite l’émergence du nouveau style classique au sein d’églises remarquables comme Saint-Germain l’Auxerrois, Saint-Eustache, ou l’abbaye aujourd’hui détruite Sainte-Geneviève. Ce rassemblement permet de mettre en perspective l’œuvre de l’un des plus grands sculpteurs de la Renaissance française : Jean Goujon. Le rapprochement entre les Évangélistes qu’il a sculptés pour Saint-Germain l’Auxerrois et des moulages de la chapelle d’Écouen, chantier auquel il a participé, permettront de s’interroger sur sa méthode de travail et sur son rayonnement.
 

Une collaboration scientifique féconde
 

L’exposition a été rendue possible par d’importantes campagnes de restauration, menées par le musée du Louvre et le Centre de recherche et de restauration des Musées de France (C2RMF) d’une part, et par la Direction générale des affaires culturelles (DRAC) Centre-Val de Loire d’autre part.

Le public pourra découvrir ainsi les couleurs révélées pour la première fois des reliefs de Sainte Geneviève et de La Nativité de Chartres.

Il verra aussi cinq des bas-reliefs de l’église Saint-Père de Chartres, qui n’ont plus été exposés depuis plus de soixante-dix ans.
 

Une présentation exigeante d’œuvres complexes
 

L’exposition comprend soixante œuvres dont la moitié de sculptures et l’autre d’œuvres graphiques de comparaison. Il s’agit de l’un des plus importants rassemblements de sculptures de la Renaissance française depuis l’exposition sur Le Beau seizième siècle en 2009 et France 1500, entre Moyen Âge et Renaissance au Grand Palais en 2010.

Elle occupera la salle de la Reine et la chambre de Catherine de Médicis au rez-de-chaussée de l’aile nord du château.

Ces sculptures suscitent souvent des interrogations : elles sont aujourd’hui présentées en dehors de leur contexte et beaucoup d’entre elles sont mutilées, victimes de l’incurie ou du vandalisme. L’exposition proposera des restitutions du contexte des œuvres disparues et une médiation qui permettra de mieux les comprendre.
 

Commissariat de l’exposition :

Guillaume Fonkenell, conservateur en chef du patrimoine, musée national de la Renaissance - Château d’Écouen

 

Partenaires :
 

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