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Accrochage : 40 ans de la Société des Amis du Musée National de la Renaissance

Antichambre de Catherine de Médicis
À l’occasion des quarante ans de la Société des Amis du musée national de la Renaissance, l’accrochage ici proposé rappelle le rôle majeur de l’association dans l’enrichissement des collections qui poursuit trois objectifs : d’une part, faire entrer en résonance les œuvres conservées avec leur source gravée, d’autre part, montrer la place essentielle de l’ornement et de la gravure dans la diffusion des modèles à la Renaissance et enfin, illustrer l’histoire du château et des Montmorency. Par exemple, le plan aquarellé dressé par l’architecte Louis Richelot (1786-1855) sous le Premier Empire (Ec. 89) évoque les premiers aménagements liés à la Légion d’honneur, entre 1806 et 1810, ainsi que les réflexions et propositions sur l’environnement forestier et paysager.

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Le musée national de la Renaissance est maintenant riche d’un fonds de 300 estampes dont 219 ont été acquises grâce à l’aide de la Société des Amis.

Aujourd’hui, ce fonds est représentatif de la création des graveurs européens de la Renaissance et comprend un ensemble d’œuvres pouvant être rattachées à la Première École de Fontainebleau, un groupe remarquable de gravures d’Étienne Delaune ainsi que plusieurs planches d’artistes ayant inspiré les artisans de leur temps tels que le Maître au Dé, Enea Vico, Tortorel et Perrissin, notamment. Les estampes de Jacopo Caraglio exercent une influence considérable sur les arts décoratifs européens. Le musée national de la Renaissance conserve trois gravures de cette série – Diane (Ec. 1720) ici exposée mais aussi Saturne (Ec. 1806) et Jupiter (Ec. 1879). Les grandes plaques émaillées par Pierre Courteys en 1559 à Limoges (E.Cl. 1496 pour Jupiter) en constituent le dérivé le plus spectaculaire (ces œuvres sont exposées au premier étage, dans l’antichambre du roi).

La Société des Amis a offert 41 burins d’Étienne Delaune (1518 ?-1583) – autonomes ou reliés en recueils – représentatifs de ses sujets de prédilections tels que les allégories, les sujets mythologiques, les sujets vétéro-testamentaires (La Représentation de l’Ancien Testament, avant 1556, Ec. 1872 à 1876), les scènes de chasses et de combats et les grotesques. Par leur format réduit tout comme la minutie de leurs motifs, les gravures de Delaune ont souvent été retenues par les orfèvres et les émailleurs dans le dernier tiers du XVIe siècle ; elles leur offrent un répertoire d’ornement et de scènes aisément adaptables à leurs propres œuvres. Les quatre planches de la série de la Genèse (dont celle ici présentée) illustrent bien les compositions espacées et harmonieusement construites d’Étienne Delaune. Elles ont été particulièrement utilisées par l’atelier de l’émailleur Léonard Limosin.

Certains artistes ultramontains sont représentés dans le fonds du musée comme Enea Vico (1523-1567), auteur de neuf gravures de vases et d’aiguières (Ec. 1948) appartenant à une série de quatorze extraites de l’ouvrage Romae ab antiquo repertum publié en 1543. Originaire de Parme, actif à Rome puis Venise et Ferrare, Enea Vico est considéré comme l’un des plus éminents graveurs italiens du XVIe siècle. Son ouvrage s’inscrit dans le contexte de redécouverte de l’Antiquité et de diffusion des modèles dont elle regorge. Enea Vico est aussi l’auteur d’après Perino del Vaga, du Combat des Amazones, gravé au burin sur cuivre en 1543 (Ec. 1905) lié à la fameuse cassette Farnèse conservée à Naples.

Cette sélection révèle un panorama non exhaustif mais riche de l’art de l’estampe au XVIe siècle et au début du XVIIe siècle.


 

Été culturel
Juillet-Août 2020
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Fermeture estivale du restaurant "À la table des Rois"

Du 10 au 25 août 2020