40 ans de publications

Guides de visite ou de collections

L’année même de l’ouverture du musée, son directeur, M. Arlain Erlande-Brandenburg publie un modeste ouvrage de 17 pages : Musée national de la Renaissance, château d’Écouen, n°42 de la collection des Petits guides des grands musées de la RMN. Il est, en effet, nécessaire de guider le visiteur qui peut enfin découvrir le monument jusqu’alors fermé au public et les collections qui y sont présentées. Plusieurs ouvrages généraux sont publiés ensuite : trois éditions successives d’un guide de visite, dont la première à l’occasion du dixième anniversaire du musée, et autant d’albums qui présentent en vis-à-vis une photo de grand format d’une œuvre et sa notice. Gageons que la publication, en 2017, d’un nouveau guide des collections permettra à chacun de (re)découvrir la richesse et la variété des œuvres conservées à Écouen.


 

Catalogues de collections

Certains catalogues typologiques publiés avant l’ouverture du musée présentent des œuvres qui y sont aujourd’hui conservées. C’est le cas par exemple de Les Majoliques des musées nationaux de Jeanne Giacomotti en 1974. Depuis, d’autres catalogues ont été publiés : Horlogerie et instruments de précision en 1989, Dentelles en 1992, Iznik en 2005 et Meubles et panneaux en ébène en 2007. Les Cheminées et frises peintes du château d’Écouen, qui ne font pas partie des collections du musée à proprement parler, mais que celui-ci s’efforce d’étudier et de mettre en valeur, ont aussi fait l’objet d’une publication en 1996.


 

Catalogues d’exposition

À partir des années 1990, le développement des expositions temporaires au musée s’accompagne de nouvelles publications. Les livres anciens sont étudiés non pas uniquement pour leur contenu, mais aussi en tant qu’œuvres et pour leur histoire dans Livres du Connétable : la bibliothèque d’Anne de Montmorency en 1991 ou Livres d’heures royaux ! La peinture de manuscrits à la cour de France au temps de Henri II en 1993. Les objets présentés, au-delà de leur valeur esthétique, sont une clef pour mieux comprendre non seulement l’histoire, comme dans Marie Stuart, le destin français d’une reine d’Écosse en 2008 ou Une Reine sans couronne ? Louise de Savoie, mère de François Ier en 2015, mais aussi la société de la Renaissance. Ainsi, le catalogue d’exposition Le Dressoir du prince, plus de vingt ans après sa publication, est encore une référence, tout comme Le Bain et le miroir, édité en 2009. Espérons que certains catalogues plus récents, comme Un air de Renaissance : la musique au XVIe siècle publié en 2013, connaîtront la même fortune.


 

Deux collections propres au musée

En 2001, le musée national de la Renaissance se dote d’un nouvel outil : la collection Les Cahiers du musée national de la Renaissance. Le premier volume, publié en 2001 était consacré à Hugues Sambin : un créateur au XVIe siècle. Cette collection permet de publier les récentes conclusions de la recherche menée par l’équipe de l’institution, parfois à l’occasion d’exposition-dossier, comme L’Église en broderie, sur les ornements liturgiques, Images en relief, sur les plaquettes qui circulaient en Europe et offraient des modèles aux artistes, ou Au gré du Rhin, sur les vases allemands en grès. Certains volumes sont consacrés à une seule œuvre : Le Triptyque aztèque de la Crucifixion en 2004 ou Le Banc d’orfèvre de l’Électeur de Saxe en 2012.

En 2007 est créée une collection de livres carrés de petit format. Cette série aborde principalement des sujets historiques : La Bataille de Saint-Quentin : un destin européen en 2007, François Ier et Soliman le magnifique : les voies de la diplomatie à la Renaissance en 2009 ou Jacques Galiot de Genouillac : l’autre vainqueur de Marignan.